La rédaction du Patriote

Archive for octobre 2011|Monthly archive page

« Si le G20 était efficace, ça se saurait ! »

In Cette semaine dans Le Patriote, n°2299 on 28 octobre 2011 at 09:51

Interview de Pierre Tartakowsky, président de la Ligue des droits de l’Homme, qui fera, à l’instar de beaucoup d’autres, le déplacement à Nice ce 1er novembre.

 

Le caractère particulier de ce G20 est qu’il se déroule dans une période de crise. Pour le reste, on sait qu’il ne changera rien à la situation, et qu’il n’y a pas grand-chose à en espérer ?

 

Disons que s’il y a une leçon à tirer, ne serait-ce que du récent G8, c’est que ces rendez-vous sont toujours l’occasion d’être prolixe en discours de réforme, et certains discours sont même carrément enflammés, mais il s’agit toujours au final, que de quelques mesures d’ordre cosmétique. Si le G20 était efficace, ça se saurait.

 

Comment comprenez-vous que les responsables ne réagissent pas plus vite, et continuent à ne faire que de la communication ?

 

La plupart des responsables sont acquis à une même idéologie, et ce qui les réunit ce n’est pas la volonté de rompre avec les politiques néolibérales. Tant que cela continuera comme ça avec les préceptes de ce genre de politique, on sera au mieux dans une posture de pompier. Sauf que l’incendie est tel qu’il faut maintenant, on le sait, reconstruire un système économique et financier sur d’autres bases.

Nous, en tant qu’association, ne sommes pas porteurs ou promoteurs d’une vision altermondialiste. Mais nous avons la préoccupation de faire que les droits fondamentaux ne perdent pas leur valeur. Et nous savons que lorsqu’il est question d’austérité, se sont ceux qui souffrent déjà le plus qui vont payer la note, notamment en termes de restrictions de droits et de libertés. Le chantage au paiement de la dette est un discours qui peut autoriser toutes les régressions démocratiques et sociales. C’est ce qui fonde notre participation au contre-G20.

 

Comment se porte la lutte pour la défense des droits de l’homme aujourd’hui ? D’aucuns pensent que tout le travail est à faire en dehors de nos frontières, alors qu’en France aussi, il y a du travail semble-t-il ?

 

Notre préoccupation est planétaire. Mais c’est vrai qu’il y a de quoi faire en France, et même au coin de la rue. L’arrêté anti-mendicité pris par la municipalité de Marseille – et que nous attaquons – est un parfait exemple d’une instrumentalisation des peurs. On est dans la gesticulation. Une gesticulation dangereuse, dans le sens où cet arrêté prévoit l’interdiction de présence pendant un an, ce qui est complètement démesuré, et qui constitue une escalade répressive. Cedi dit, nous avons très bon espoir de le faire annuler.

 

Est-ce à dire que les écarts se creusent avec ce que proclame la Déclaration universelle des droits de l’homme et les politiques menées actuellement ?

 

Il y a toujours eu un écart entre la Déclaration de 1948 et les réalités des politiques. Ce n’est pas un drame. La Déclaration parle du monde tel qu’il devrait être. Et il y a sans cesse une distorsion, c’est d’ailleurs pour ça qu’existe la LDH.

Ce qui est préoccupant, c’est l’explosion qualitative des inégalités. Jusqu’à maintenant, les gens savaient se situer sur une échelle d’inégalité. Comme pour les salaires. Elles étaient réelles mais supportables dans le sens notamment où les acteurs sociaux pouvaient progresser.

Aujourd’hui, les inégalités explosent sans qu’on puisse y faire quoi que ce soit, et les gens ne se situent plus sur une gradation sociale. S’en suit un grand trouble et une perte de repères. Cela peut expliquer un déficit de citoyenneté : je pense à l’abstention.

L’autre phénomène, c’est que dans ce climat de perte de solidarité, surgissent des « entrepreneurs en identité », preneurs de parts de marché d’influence. D’où l’irruption des populismes en Europe (droite populaire, FN, courants religieux ou sectaires). L’affaiblissement de la citoyenneté ouvre le champ à un certain nombre de monstruosités. Et là, on est très, très loin de ce que stipule la Déclaration.

Propos recueillis par R.F.

Publicités

Vieillir deviendrait-il un luxe ?

In Cette semaine dans Le Patriote, n°2299 on 28 octobre 2011 at 09:49

« Bien vieillir » est un enjeu primordial de notre département et le nouveau schéma gérontologique 2012-2016 du conseil général ne va pas dans le bon sens pour l’élu communiste Noël Albin.

 

Les nouvelles orientations du schéma gérontologique ont été précisées et discutées lors de l’assemblée du Conseil Général. Quelle a été la teneur de votre intervention ?

Tout d’abord, ce nouveau schéma nous a été présenté sans que l’on soit associé à la moindre réflexion. Siégeant dans trois conseils d’administration d’établissements publics, ma contribution, aussi modeste soit-elle, aurait pu être utile pour exprimer les problèmes rencontrés par ces structures.

Ces orientations du schéma gérontologique 2012-2016 ne sont que des vœux pieux. Aucun moyen n’y est défini pour sa mise en œuvre. Tout cela est une affaire de communication. Rien ne répond aux besoins de maintien à domicile ou de prise en EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes). On aurait aussi aimé voir un rééquilibrage entre les places dans le secteur privé et public.

En 2010, vous alertiez sur le trop grand nombre de maisons de retraite dans le secteur privé dans le département (65% contre 15% au plan national). Comment cela a-t-il évolué ?

La disproportion est toujours aussi forte. Sur les 2200 lits promis dans le schéma gérontologique précédent, 1400 ont été réalisés. Cependant, les restrictions budgétaires de l’Agence Régionale de la Santé est un élément de blocage. L’ARS ne fait que répercuter les directives gouvernementales en matière de politique de santé. Et au nom de la réduction des dépenses de la sécurité sociale, le nombre de possibilités d’autorisation de lits diminuent. Dans le futur schéma, il n’y a d’ailleurs aucune création de lits dans les maisons de retraites publiques ou privées.

Pourtant le conseil général a annoncé dans ce schéma 2012-2016 de nouveaux lits ?

Mais, ce seront ceux prévus dans le précédent schéma. Pour résumé, en 2016, on devrait atteindre les objectifs de 2010 ! Et le privé continuera de détenir une place dominante.

Il y a quelques « mesurettes » annoncées qui vont dans le bon sens comme des nouveaux dispositifs permettant le maintien à domicile ou dans une famille d’accueil. Mais encore là, c’est une prise en charge à l’économie.

On assiste aussi à un très fort désengagement de l’Etat dans ce domaine ?

Les annonces ne sont que des annonces suivies d’aucune mesure. Toutes les récentes évaluations draconiennes, mesures restrictives,… s’inscrivent uniquement dans une logique purement comptable. Par exemple, l’Allocation Personnalisée d’Autonomie est un transfert de l’Etat qui n’a jamais été compensé correctement. Les départements sont obligés de prendre des mesures pour éviter l’explosion des besoins. Dans les Alpes-Maritimes, cela se traduit par une diminution des allocations versées. Et à la fin ce sont toujours les humains qui trinquent.

Vieillir deviendrait un luxe ?

J’aurais tendance à aller dans ce sens. Aujourd’hui effectivement, c’est un luxe qui profite à des grands groupes qui jouissent de la situation pour pratiquer des tarifs de journée autour de 90 à 100euros. Cela a même conduit le conseil CG à passer de 20% à 30% le nombre de lits attribués à l’aide sociale dans ces établissements. Mais ces lits ne sont pour eux qu’une variable d’ajustement. D’ailleurs, les chiffres des personnes bénéficiant de l’aide sociale dans ces établissements aux tarifs prohibitifs n’apparaissent nulle part.

Quel serait le gros effort à faire maintenant ?

Ce schéma aurait été raisonnable si le problème de l’accueil en EHPAD avait été pris en compte. La sonnette d’alarme a été tirée par le personnel désemparé à qui on demande encore de faire des efforts. Ils savent que les budgets ne sont pas toujours extensibles mais à l’heure actuelle ils ne sont pas suffisants pour fonctionner et apporter l’aide nécessaire aux personnes accueillies. Cela génère un mal-être général.

La réévaluation de la prise en charge de la perte d’autonomie ne doit pas se faire suivant une logique comptable. Elle doit d’abord se faire avec l’humain.

Propos recueillis par Julien Camy

Grand stade : les communistes parlent aux supporters

In Cette semaine dans Le Patriote, n°2299 on 28 octobre 2011 at 09:48

Dans un courrier adressé aux supporters de l’OGC Nice et notamment publié sur internet, trois élus communistes de Nice expliquent leur position quant au projet du maire.

 

Après avoir déposé une requête en annulation au tribunal administratif de Nice, Robert Injey, Emmanuelle Gaziello (Conseillers municipaux) et Jacques Victor (Conseiller général) expliquent avoir reçu autant d’avis de mécontentement et de ras-le-bol que de messages de soutien. Dans une lettre ouverte, ils détaillent s’adressent directement aux supporters et détaillent leur position : « Ce n’est pas de l’acharnement : quand vous êtes témoin d’un pillage, se taire c’est soit être complice, soit faire preuve d’une grande lâcheté. Dans le cas présent nous préférons continuer à pouvoir nous regarder dans une glace… » Ils appuient également sur le fonctionnement budgétaire retenu, le fameux partenariat public-privé. « Vinci est titulaire d’un bail à construction pour 99 ans -loyer un euro par an- en contrepartie de 25 millions d’euros HT payés à la ville, aujourd’hui. Au bout de l’opération le « gain » pour Vinci va se chiffrer en centaines de millions d’euros, le même manque à gagner pour la Ville de Nice. Il va sans dire que cet argent ainsi dilapidé, c’est de l’investissement et du fonctionnement en moins pour le sport en général et les petits clubs en particulier. Ils sont le maillage indispensable au développement du sport de haut niveau, aujourd’hui ils sont en grande difficulté. » Enfin, les élus donnent leur appréciation des choses concernant l’aménagement de la plaine du Var, dans le cadre de la future Eco-Vallée.

Réactions. « La vérité, c’est que le Gym n’est que le prétexte à une immense opération immobilière et commerciale sur la plaine du Var et sur l’emplacement du Ray, sur le dos des finances publiques. Ce stade de 35 000 places dont le projet dit lui-même que 15 à 20 000 seraient suffisantes, sera de toute évidence un entonnoir à bagnoles, la desserte en transports urbains étant très mal prévue.

La vérité c’est que le Gym n’est que le prétexte à urbaniser de manière anarchique avec des opérations hyper-rentables pour les entreprises privées, pendant que les besoins de la population sont laissés de côté. Quid d’un hôpital, quid d’une véritable ligne de RER desservant la zone d’emploi de Carros-Le Broc, quid d’un véritable éco-quartier sauvegardant les parcelles maraîchères vitales pour l’approvisionnement de la ville et l’emploi agricole bien maltraité par la délocalisation imposée du MIN ? »

Sur le site OCGN.net, plusieurs réactions ont été postées à l’article. « Dans chaque grande ville française, il y a des grands stades ! Nous payons toutes les infrastructures du pays et on ne s’en plaint pas, le tramway, il nous coûte, mais il le fallait ! » Une autre contribution renchérit : « On a marre, ce stade il faut le construire, sinon c’est la fin du foot a Nice ».

L’administrateur pour sa part rejoint d’emblée l’avis des élus : « On peut être supporter niçois désireux d’un grand stade et lucide sur ces questions qui engagent notre ville et notre porte-monnaie sur les 27 années qui viennent. » Appuyé dans son idée par un autre « post » : « Quoi qu’il arrive, le stade se fera et Vinci ne sera pas perdant. C’est prévu dans le contrat : au dessous d’une certaine affluence, la commune prendra en charge le différentiel du loyer à verser à la multinationale. Le club et Vinci ne seront pas trop impactés… Les Niçois assumeront l’essentiel. »

R.F.

Levens : Les Perdigones n’ont qu’à bien se tenir !

In Cette semaine dans Le Patriote, n°2298 on 21 octobre 2011 at 10:02

L’association levensoise des Perdigones exprime son étonnement après le refus de la municipalité de lui octroyer une salle municipale pour l’accueil du festival AlimenTerre. Surtout qu’aucune raison n’est avancée.

« C’est une surprise », avance calmement Gérard Pla, vice-président de l’association. Il faut dire que l’an dernier, lors du premier accueil d’une journée de solidarité autour du festival AlimenTerre, ils l’avaient obtenue. « Ce qui nous étonne, malgré toutes les divergences qui nous opposent à la majorité municipale, c’est que ce festival, cette journée que l’on aurait pu organiser, est placée sous le thème de la solidarité. L’idée, c’est de développer une prise de conscience chez les gens et leur expliquer que les choses peuvent changer, à condition qu’ils y participent à leur échelle. Est-ce mauvais, par exemple, de montrer les conditions de l’exploitation des bananes aux Antilles ou en Afrique ? Le consommateur sait par la suite ce qu’il achète. C’est aussi cela le pouvoir de la société, qui ne se limite pas à mettre un bulletin dans l’urne tous les 5 ans. » Comment comprendre alors, ce refus, d’autant qu’aucune raison n’est précisée dans la réponse du premier magistrat ? L’engouement plutôt récent pour l’écologie et l’agriculture de proximité bouleverse-t-il les plans des décideurs politiques, plutôt habitués, surtout dans la région, à bétonner qu’à favoriser la sanctuarisation de terres arables ? Certes, c’est ce qui se produit généralement et l’on pourrait décliner cette réflexion à bien des endroits du département des Alpes-Maritimes. Même si le discours de surface tend systématiquement à plaider en faveur de l’écologie, conscients que sont les décideurs de cet engouement. « Nous ne sommes pas naïfs, répond Gérard Pla. Les zones agricoles de Levens sont des garrigues difficilement cultivables alors que les vrais espaces fertiles ne sont plus classés en zone agricole. Si on fait ça à l’échelle de la plaine du Var, ce sont des milliers d’hectares qui seront gagnés, mais sans qu’il y ait la moindre parcelle de terres agricoles. »

Ça, c’est pour le point de vue général. Dans un contexte plus local, l’opposition franche et nette du maire à la manifestation est peut-être plus à chercher du côté des antagonismes entre les deux parties. Un problème presque personnel. « C’est du répressif », estime ainsi Gérard Pla. « Sous prétexte de solidarité, ils militent contre notre politique », lance le maire.

Antagonismes. Depuis quelque temps, Les Perdigones luttent en effet contre ce projet de création de logements sur les terres de l’Orte, dont Le Patriote s’est déjà fait l’écho. Environ 5000 m² d’occupation de sols fertiles et classés dans l’ancien PLU comme l’un des endroits de terre arable. Un endroit gorgé d’eau, à cause de résurgences notamment, en cas de fortes pluies. Là où d’une friche actuelle, on pourrait faire des jardins partagés, des maraîchages et bien d’autres choses. Là où la majorité voit une quarantaine de logements. « Le 1er projet a été suspendu par l’Etat puis le constructeur a demandé à un hydro-géologue d’étudier les passages de l’eau. Cela fait un an que le rapport a été déposé en mairie, et nous n’avons aucune nouvelle. Pourquoi le maire ne communique pas les résultats de ce rapport ? » Faux, répond Antoine Véran, plutôt véhément sur le sujet. « Les conclusions ont été remises à Nice Côte d’Azur qui a le droit des sols, une étude complémentaire a été demandée et un nouveau permis de construire sera déposé prochainement. Il y aura dans ce projet un désir de mixité sociale avec des logements, des PLU et des PLAI. » A suivre…

Les responsables de l’association habitent la maison mitoyenne du terrain de l’Orte concerné par ce plan de construction, et c’est l’argument principal de la majorité pour contrer ceux avancés par Les Perdigones. « Oui, ils disent cela, s’exclame Gérard Pla. Mais cela ne nous gêne pas, car c’est justement parce que nous habitons là que l’on connaît bien le problème de l’eau. Et puis notre association compte 60 adhérents ; il n’y a pas 60 habitants ici ! Cela n’enlève rien au problème de fond. »

R.F.

Coupable de quoi ?

In Cette semaine dans Le Patriote, n°2298 on 21 octobre 2011 at 10:00

L’élu communiste Gérard Piel a été condamné par le tribunal de Grasse pour des « échanges vifs » avec un huissier. Il fait appel, un comité de soutien s’organise, une pétition est lancée.

 

La fonction d’un élu est, d’abord, de servir ses concitoyens. Pour une banale algarade avec un huissier venu procéder à une expulsion à Antibes, dans un contexte très tendu, Gérard Piel, Conseiller municipal communiste et Président du groupe du Front de Gauche au Conseil Régional PACA, s’est vu condamner à 1 000 E d’amende plus 500 E de frais de Justice. Pourtant, parmi les nombreux témoins qui ont assisté à la scène, aucun ne corrobore les accusations de l’huissier. Pas un des policiers. Pas un des pompiers. Pas un des citoyens présents.

Tout au plus, la commandante de police a noté ˝l’énervement˝ de Gérard Piel. On le serait à moins. Le locataire, personne psychologiquement fragile, s’était barricadé chez lui derrière une porte blindée et menaçait -un journaliste présent l’a attesté- de faire exploser une bombonne de gaz. Que par la suite, celle-ci se soit avérée inexistante ne change rien à la tension qui prévalait alors. En liaison avec le Sous-préfet de Grasse, Gérard Piel essayait de trouver une solution.

Que dans une telle situation, il ait pu traiter un huissier ˝d’enfoiré˝ -c’est-à-dire, selon la définition du très autorisé Trésor de la Langue Française, ˝d’imbécile˝ ou de ˝bon à rien˝- ne méritait vraiment pas que l’on s’y arrêtât. Encore moins qu’il pût y avoir poursuite au tribunal correctionnel.

Coupable de solidarité. Gérard Piel n’a pas dit ˝casse-toi pauvre con !˝ Il est resté dans son rôle d’élu et de militant de droit au logement avec sa sensibilité et sa réactivité d’homme indigné par une violence institutionnalisée qui broie les plus faibles.

Sa condamnation ne peut être comprise que comme un message à destination de tous ceux qui agissent sur le terrain contre l’injustice sociale. Dans ce département où 14% de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté dans des conditions de précarité souvent dramatiques, aucune grande ville n’atteint les 20% de logements sociaux exigés la loi SRU. Pire, des maires se permettent d’annoncer qu’ils ne construiront pas d’HLM dans leur commune. Ceux-là ne sont pas inquiétés. Et c’est Gérard Piel que l’on condamne ! Coupable de quoi, ce dangereux délinquant ? Du délit de solidarité !

Un célèbre avocat a écrit un jour que ˝toute société qui organise des tribunaux le fait afin de juger selon ses normes des atteintes à la légalité˝(*) Dans une société de classes, la Justice représente avant tout les intérêts de la classe au pouvoir. Elle est donc, par essence, peu encline à admettre ce qu’elle considère comme remise en cause, petite ou grande, d’un ordre social qui, l’Histoire en témoigne, n’est jamais éternel. Mais où est ici l’atteinte à la légalité ? Avec raison, Gérard Piel a décidé d’interjeter appel.

Au plan judiciaire, le prochain rendez-vous sera à la Cour d’Appel d’Aix en Provence. Mais la condamnation pour des actes politiques d’un responsable politique est aussi un acte politique qui requiert une réponse à la dimension du coup porté dans son combat, dans notre combat, à un élu exemplaire.

 

Paul EUZIERE

 

(*) ˝De la stratégie judiciaire˝. Jacques Vergès. Les Éditions de Minuit.

 

 

Pétition

Pour la justice et la solidarité

A l’attention de Ministère de la Justice

Gérard Piel, conseiller régional, conseiller municipal d’Antibes, militant du droit au logement depuis des années, vient d’être jugé coupable de solidarité par le tribunal correctionnel de Grasse.

Alors que la République est salie par des affaires de corruption au plus haut niveau de l’Etat, la justice du soi-disant pays des droits de l’homme condamne un élu qui, lui, va sur le terrain pour défendre l’égalité des droits.

N’acceptons pas cette justice de classe qui condamne la solidarité.

 

 

Comité de soutien à Gérard PIEL 10 avenue Pasteur 06600 ANTIBES Tel:04.93.34.89.46

 

Pour signer la pétition : http://www.mesopinions.com

(tapez Gérard Piel dans la fenêtre de recherche)

Regroupement Lenval/L’Archet : Toujours pas de projet autre que la finance

In Cette semaine dans Le Patriote, n°2298 on 21 octobre 2011 at 09:56

Le syndicat des patrons azuréens a fait une diatribe sur les organisations syndicales en plaidant pour les vertus de la privatisation de la pédiatrie la semaine dernière, tandis que la CGT appuyait sur la nécessité de, simplement, répondre aux besoins de la population.

Autour du sujet de la mise en place du Groupement de coopération sanitaire (GCS) expérimental entre la Fondation Lenval et le CHU de Nice, le torchon brûle depuis longtemps. Pourtant, si le projet ne date pas d’hier, ce regroupement n’a été initié qu’à l’été 2010, et rien qu’en un an, les difficultés sont légions. Des difficultés de fonctionnement importantes, qui ont conduit l’Agence régionale de santé a demander notamment un rapport à l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), dont les conclusions viennent d’être rendues publiques. En dix recommandations, l’organisme donne sa version des choses. Il insiste sur le caractère inéluctable du regroupement des activités de pédiatrie et de maternité ; la mise en œuvre d’un plan de retour à l’équilibre financier ; le recrutement d’un nouvel administrateur, issu du CHU, puisque l’actuelle personne qui occupe le poste est également partie prenante de la polyclinique privée à but lucratif Santa Maria et qu’un risque de conflit d’intérêts existe ; le développement d’une politique de communication, afin de rétablir la confiance interne ; le règlement de la situation de Santa Maria, actuellement installée au sein de la Fondation Lenval, et qui peut prendre deux évolutions différentes : soit elle se transforme en établissement privé à but non lucratif, soit elle déménage.

Des milliards. Quelques lignes qui contrecarrent les plans de l’actuelle direction, et que le président du syndicat patronal Yvon Grosso, ainsi que le président de la Fondation Lenval Pierre Costa, n’ont guère goûtées. « La répartition des moyens de l’assurance maladie se fait aujourd’hui en faveur du public. Les temps modernes qui rythment notre vie appellent bien au contraire au renforcement de l’initiative privée y compris dans le secteur stratégique hospitalier », explique un communiqué de presse de l’UPE. Il faut dire qu’il y a un sacré pactole en jeu. En Paca, la filière santé a représenté un chiffre d’affaire de 18 milliards d’euros sur la période 2007/2012, rappelle encore ce communiqué. Et il faut dire aussi que la Fondation Lenval est actionnaire majoritaire de Santa Maria.

Mais pendant que certains calculent les bénéfices éventuels, le personnel fait les frais au quotidien d’une absence totale « d’un véritable projet médical et d’un projet d’établissement », ainsi que l’écrit l’Igas.

La semaine dernière, la Secrétaire générale de la CGT à la santé était venue soutenir les troupes du GCS dont le combat est particulièrement rude. « La situation de Lenval n’est pas isolée, estime Nathalie Gamiochipi, même si ici, la direction est singulière, et qu’elle défend âprement ses intérêts privés. Partout en France, les GCS posent beaucoup de problèmes, et la politique sanitaire actuelle ne mène à rien. Pourtant, il faut continuer à contester car des luttes aboutissent souvent et on obtient des résultats. Mais c’est toujours long… »

Philanthropie. Par ailleurs, les lignes de l’Igas préconisent aussi un plan de retour à l’équilibre synonyme de différentes choses pas très agréables. Comme des charges de travail qui augmentent à moyens constants, des réorganisations, etc…

« Nous, nous ne voulons par de cette logique de marché, lance Delphine Girard responsable CGT à l’Archet. Nous voulons simplement couvrir les besoins de la population. »

Voilà qui est plus en adéquation avec les vœux du baron Lenval qui, en 1888, avait légué sa fortune pour que tous les enfants puissent être soignés gratuitement. Lui et sa femme venaient de perdre un fils âgé de 11 ans sans avoir pu le soigner. C’est donc pour ne plus qu’une telle situation se produise qu’il créa la Fondation.

« Aujourd’hui, nous sommes de plus en plus en rapport avec la carte bleue, témoigne un infirmier, alors qu’il y a encore dix ans en arrière, on ne la voyait jamais. » Et aujourd’hui, alors qu’il y a encore dix ans, nous disposions probablement du meilleur système de soins au monde, près d’un tiers des Français renoncent à se faire soigner pour des raisons de coût (au début du quinquennat et avant la loi HPST, ils n’étaient que 11%). 

R.F.

Le temps de lecture

In Culture, n°2296, Politique, Social on 6 octobre 2011 at 17:35

Le Festival du livre de Mouans Sartoux fera sans doute durant ces trois jours un éloge de la lenteur. Pourtant, ce week-end festivalier va passer très vite. Rencontres, cinéma, concert…

 C’est devenu un rendez-vous incontournable de notre territoire. Le Festival de Mouans Sartoux marque le début de l’automne mais aussi un lieu de rencontres pour faire un point après l’été et regarder l’année qui vient. Et celle-ci va être chargée avec les élections présidentielles et législatives d’autant que ce même week-end, se tiennent les fameuses (ou fumeuses ?) primaires du Parti Socialiste. Il faut donc parier sur une affluence très forte dans les allées des différents gymnases, dans les salles de débats et de cinéma.

La crise économique et systémique qui se poursuit et s’aggrave en Europe fait monter une colère populaire. Face à cela les révolutions arabes du printemps derniers ont apporté le vent d’espoir, qu’une résistance et qu’un soulèvement populaire est possible. Et c’est cela et bien plus qui sera évoqué au cours du festival avec notamment la venue de la bloggeuse Lina Ben Mhenni et la projection d’un film sur la révolution tunisienne Plus jamais peur de Mourad Ben Cheikh. Des pistes transversales vont être évoquées avec la discussion entre elle et Stéphane Hessel sur les réseaux de résistance. En effet, le réseau social Facebook fut un des outils de cette révolution. Internet permet d’aller vite, mais jusqu’où ? Car si la vitesse fut bénéfique, il est difficile d’arrêter un mouvement qui aurait pourtant besoin de se poser.

Farfouiller. « Face à la frénésie on ne peut que s’interroger. Où allons-nous si vite ? Peut-on encore ralentir ? Le faut-il ? Comment ? Pourquoi ? » écrit dans son édito la commissaire du festival Marie-Louise Gourdon. Et cette vitesse exponentielle ne pousse-t-elle pas vers un avenir qui pourrait déjà être du passé ? Beaucoup de questions dont il faudra s’emparer. On regrette bien évidemment que le philosophe Paul Virilio n’ait pas pu venir, lui qui travaille depuis très longtemps sur la technologie et la vitesse dans notre société. La vitesse sera aussi déclinée dans le secteur économique, énergétique, sociétale, familiale…

Mais comme chaque année, ce n’est pas toujours dans les têtes d’affiche ou les noms connus que l’on trouvera notre bonheur mais plutôt dans ces écrivains, essayistes, romanciers, éditeurs d’art qui proposent des réflexions et des idées en marge ou différentes que les découvertes seront les plus belles : Gus Massiah, Hervé Kempf, Shumona Sinha, Henri Pena-Ruiz, Vincent Glenn… La liste est trop exhaustive, trop réductrice Il faut donc prendre le temps de fouiller, de farfouiller, de lire et de discuter avec les auteurs présents sur les stands. Ces trois jours vont donc malheureusement passer très vite.

Julien Camy

 

Niça Rebèla, hommage à Mauris

Daniel Daumas, Miquèy Montanaro, Christian Bezet, Vincent Sgaravizzi et Aurélie Peglion seront présents à la salle Léo Lagrange le dimanche à 11 heures pour un hommage au chanteur occitan Mauris. Ce dernier consacra son temps libre à la création de chants sur des poèmes occitans  contemporains. Seul avec sa guitare, mais aussi avec des groupes locaux, Mauris aimait faire découvrir la musique occitane et, par ce biais, la culture niçoise. Mauris est mort en début d’été. Le moment s’annonce riche en émotions.

Quelques films à ne pas manquer

Parmi la quinzaine de films présentés, quelques uns sont rares et ne doivent pas être manqués ! Tout d’abord, le documentaire Plus jamais peur de Mourad Ben Cheikh, présenté au dernier festival de Cannes revient sur les évènements révolutionnaires en Tunisie. Cette plongée au cœur de la révolution du Jasmin est encore tout fraîche. Puis, l’empêcheur de tourner en rond, Pierre Carles viendra présenter son dernier film Gruissan à la voile et à la rame. Avec son compère Philippe Lespinasse, ils sont partis à la rencontre d’une humanité en marge vivant le long de ce littoral.

Il y aura aussi Indices de Vincent Glenn. Ce documentaire courageux car le sujet n’était pas facile, réussit avec brio à démonter le système économique qui fait que le PIB est toujours l’indicateur de richesse le plus cité. Enfin, Gasland de Josh Fox parcourt les territoires américains où l’exploitation du gaz de schistes à fait des ravages. Si les sujets évoqués ne sont pas toujours très gais, La Source des femmes de Radu Mihaileanu est un bon remède. Dans un village d’Afrique du Nord, les femmes décident de faire la grève du sexe tant que les hommes n’iront pas chercher l’eau à la source. Le réalisateur du Concert, réalise un conte drôle et touchant, plein de vie, et sans concession.

La Bataille de l’eau

In n°2296, Politique, Social on 6 octobre 2011 at 17:34

Deux délibérations « phares » et qui portent sur une longue période (20ans) ont marqué le dernier conseil municipal de Grasse.  La première concernait le choix de mode de gestion de l’eau potable, « affermé à la société Lyonnaise des Eaux » depuis janvier 1988 pour une durée de 25 ans, la seconde sur laquelle nous reviendrons de notre prochaine édition avait pour objet de déléguer sous forme de concession le canal du Foulon qui alimente les ¾ des foyers grassois et huit autres communes (dont Valbonne, et Mouans-Sartoux)

Pour le Maire UMP de Grasse, J.P. Leleux, seul à intervenir sur ce dossier « lourd » avec une de ses adjointes, la cause était entendue. Un bureau d’études, « IRH Ingénieur Conseil » sollicité par la municipalité a produit sans surprise un rapport qui concluait à la nécessité de continuer à gérer l’eau de la ville par une délégation au privé.

Ce bureau d’études auquel la mairie a fait appel dans le cadre d’une procédure Marché à Procédure Adapté (MAPA) a été choisi par le maire, sans que ne soient connes les critères de choix et la qualité en matière d’expertise, hors consultation de la Commission d’Appels d’Offres a souligné Paul Euzière.

Aussi le leader de Grasse à Tous dans une intervention fouillée a démontré, exemples à l’appui, que contrairement à ce qu’affirme J.P. Leleux, le choix le plus intéressant pour les Grassois est le retour à une régie municipale, situation qui a prévalue à la satisfaction générale jusqu’en 1988.

Rappelant la spécificité de la situation française dans le monde, Paul Euzière a tout d’abord souligné que « Si en France, un cartel de grandes compagnies s’est accaparé : Véolia pour 39%, La Lyonnaise-Suez pour 19% et le SAUR pour 11%, 70% du marché de l’eau, cette situation d’oligopole constitue une exception dans le monde puisque 7 à 8% seulement des marchés de l’eau sont confiés à des opérateurs privés. (…)La ligne de ces opérateurs financiers est simple : socialisation des pertes, privatisation des profits. »

Réquisitoire. Plus de 50 villes dont Paris, Bordeaux, Grenoble, des villes aussi bien dirigées par des municipalités de Gauche que de Droite ont « remunicipalisé » la gestion de l’Eau depuis 10 ans, à la suite de longues batailles contre les grandes sociétés privées.

Pour le Président de Grasse à Tous, « Il ne s’agit donc pas de présupposés idéologiques ; mais d’intérêt public. Et c’est à cette seule mesure qu’il s’agit de se prononcer. L’eau n’est ni de Droite, ni de Gauche, elle est patrimoine public et d’intérêt public. Sa gestion doit être défendue dans le seul intérêt public » A partir de là, Paul Euzière s’est livré à un réquisitoire contre la gestion privée qui n’a rien laissé dans l’ombre.

Dans le département, Grasse est parmi les grandes villes, « celle qui détient le record au palmarès de l’eau la plus chère ». Détaillant la facture d’eau des Grassois, Paul Euzière a dénoncé « la hausse vertigineuse » entre 1988 er 2010, de la « part fixe » (le compteur) multiplié par 9 pour les plus petits diamètres, par 22 pour les plus gros en 22 ans.

Quant à l’eau elle-même au m: « Le contrat d’affermage indiquait les prix suivants pour une facture ˝de base˝ de 120 m3, en 1988 : 1,83 F (HT),  en 2010 (rapport annuel de DSP 2009), pour une facture de 120 m3, l’eau était facturée aux Grassois : 1,84 € (HT) soit 12,14 F. Depuis 1988, le prix du m3 d’eau a donc été augmenté de 663% par la Lyonnaise. Qu’est-ce qui justifie une telle augmentation alors que Grasse détient la concession de la source du Foulon, que cette eau est gratuite, ne subit aucun traitement et que le canal du Foulon qui l’achemine est dans un état catastrophique ? » a questionné Paul Euzière.

Considérant que le Conseil « ne disposait pas des données indispensables au meilleur choix de gestion du service de l’eau » le groupe Grasse à Tous a demandé le retrait  « cette délibération basée sur une expertise incomplète et insuffisante », la  relance de «  la procédure de choix d’un cabinet d’expertises répondant aux normes de qualité NF X 50-110 et ISO 9001 », un audit de toute la gestion des eaux en DSP par la Lyonnaise depuis le 1er janvier 1988. Ils ont aussi réclamé que la Ville de Grasse s’appuie sur l’Espace Public Régional de l’Eau, structure créée par le Conseil Régional PACA dans le but précisément d’apporter une aide technique aux collectivités locales.

Nous reviendrons sur ce débat où sont également intervenus pour l’opposition M. Monzeglio (Grasse à Tous), B. Estampe et J. Faguer (Grasse à Vous)

 

T.G.

 

Cinéalma, an VI

In Culture, n°2296 on 6 octobre 2011 at 17:32

Le festival Cinéalma s’est imposé comme un rendez-vous incontournable du cinéma dans notre région. Sa 6ème édition qui a lieu du 14 au 23 octobre 2011 à Carros, porte le bouillonnement d’une actualité et d’une création cinématographiques à la mesure des évènements et bouleversements qui ont marqué – et qui continuent de traverser- l’aire méditerranéenne.

 

Beaucoup des films programmés se font l’écho des (r)évolutions en cours – ou en gestation.

Durant 10 jours, la salle Juliette Greco projettera 26 films de 9 pays (Algérie, Egypte, Espagne, France, Iran, Italie, Liban, Maroc, Tunisie) dont 9 en avant-première et 7 inédits. Le public rencontrera les réalisateurs ou ceux qui ont participé au film. Sont annoncés : Carlos Saura, Radu Mihaileanu, Ismaël Ferroukhi, Danièle Arbid, Leila Kilani, Alice Rohrwacher, Abdelkrim Bahloul, Nader Takmil Homayoun, Agusti Vila, Mourad Ben Cheikh, l’actrice algérienne Biyouna (marraine de la 3è édition), l’acteur italien Rémo Girone…

La 6è édition de Cinealma propose de découvrir les films les plus récents produits des deux côtés de la Méditerranée. On sait déjà que au moins deux des films programmés représenteront leur pays pour l’Oscar du meilleur film étranger : Pa Negre (Pain noir) de Agusti Villaronga, pour l’Espagne, déjà récompensé par 9 goyas et (les stigmates de la guerre civile espagnole dans le regard d’un enfant) ; Terra Ferma de Emanuele Crialese, pour l’Italie, qui a obtenu le prix spécial du jury à Venise (Lampedusa aujourd’hui, ses pêcheurs, ses touristes et ses clandestins).

Est-ce propre à la Méditerranée, mais on remarquera la place des femmes, d’un côté comme de l’autre de la caméra dans La Source des femmes, Voyage à Alger, La Prima Cosa Bella, Sur la Planche (très prometteur premier long de fiction de Leïla Kilani) et le poids des religions Corpo Celeste, Habemus Papam, La Mosquée, Footnote, Le Chat du Rabbin.

L’Histoire et la mémoire. Fonctions essentielles du 7è art, l’histoire et la mémoire sont toujours au rendez-vous avec des mises en lumières (et des mises au point) précieuses : Les Hommes libres (dont une séance est réservée spécialement aux collégiens) et My Land.

Dans la même veine, à quelques nuances près, le public de Cinealma aura le privilège de voir en avant-première et en présence de l’acteur Remo Girone, le fameux scandale politico-financier de Parmalat porté à l’écran : Il Gioeillino de André Molaioli (ancien assistant de Nanni Moretti) sort dans plusieurs salles au printemps 2012.

Sans doute l’impatience est partagée de découvrir les premiers témoignages du printemps arabe : de Tunisie, Plus jamais peur et d’Egypte, 18 jours, films réalisés dans l’urgence, avec peu de moyens, mais si emblématiques.

Dans cette palette on a pu repérer, avec bonheur, les quatre films musicaux – ou dont la musique est le sujet – La 5ème corde, Microphone, Flamenco, Flamenco, Beyrouth Hôtel.

 

Beaucoup n’hésiteront pas à aller voir ou revoir le phénoménal Séparation de Ashrar Farhadi, d’autant qu’une rencontre est prévue avec celui qui a en a réalisé les bonus, le cinéaste iranien, auteur du film Téhéran, Nader Takmil Homayoun.

Les enfants se régaleront certainement avec Les Contes de la nuit de Michel Ocelot, le virtuose créateur de Kirikou, Azur et Asmar et Princes et Princesses.

Nul doute que, comme les éditions précédentes, le partage et la convivialité seront au rendez vous à la salle Juliette Greco et dans le hall avec, en plus des films et des rencontres à déguster, deux temps forts sont prévus avec les traditionnels repas des dimanche midi.

Le tarif des séances est toujours à 1 euro et une partie des recettes sera reversé, pour cette 6è édition, à l’association Aide Sans Fin Ni Faim qui soutient les enfants défavorisés de Madagascar.

 

Latifa Madani

 

La grille et le programme complet sur www.cinealma.fr